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Réunis en session plénière du mois de juin qui a pris fin vendredi 11 juin, les évêques du Nigeria ont publié un mémorandum à soumettre au Comité du sénat sur la révision de la Constitution.

Selon les évêques, la Constitution de 1999 qui a consacré la IVe République et l’avènement de la démocratie au Nigeria n’est pas égalitaire puisqu’elle confère un statut spécial à l’islam.

En 1999, Ahmed Sani Yerima, ancien gouverneur de l’État fédéré de Zamfara (nord) fut l’un des principaux instigateurs du rétablissement de la charia pour les États fédérés qui le souhaitent. Actuellement, en plus de Zamfara l’État qu’il a dirigé pendant de longues années, Kano, Sokoto, Katsina, Bauchi, Borno, Jigawa, Kebbi, Yobe, Kaduna, Niger, Gombe ont adopté la charia.

La loi fondamentale qui date de 1999 prévoit des tribunaux de la charia exclusivement dédiés aux musulmans et dont ne peuvent pas être juges (kadi) les chrétiens. Il s’agit là d’« un écart d’inégalité et de sous-représentation dans le système judiciaire nigérian, soutenu par la Constitution », souligne l’épiscopat nigérian.

Les évêques estiment en plus que l’application des lois de la charia avec des fonds publics revient à ce que ces États adoptent l’islam comme religion. L’épiscopat nigérian souhaite donc que toutes les références à la charia et à toute autre loi discriminatoire ou de division soient supprimées de la Constitution de 1999 de la République fédérale du Nigeria.

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