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En ce dernier dimanche du temps ordinaire, nous célébrons la solennité de Jésus-Christ, Roi de l’univers. Le titre de roi, selon les critères du monde, évoque la domination absolue.

La solennité d’aujourd’hui suscite surprise et étonnement. Jésus règne en sortant du profil du roi que nous avons dans nos têtes. La page d’Évangile que nous avons lue fait partie du procès de Jésus devant le préfet romain, Ponce Pilate. Dans cet interrogatoire, il n’est pratiquement pas question de la « doctrine » de Jésus. Le drame qui se joue est celui de la vérité et du mensonge. « Jésus, le prophète, n’a rien d’autre que sa vérité et sa parole de vie ». Il apparaît comme le Seigneur et le maître d’une situation qui échappe au juge romain. Là où se vit la vérité, la lumière, la justice et la paix, c’est là que Jésus règne.

Son Royaume n’est pas construit par la force, ni fondée politiquement. C’est la vérité que Pilate ne voulait pas entendre à ce moment-là. Jésus, en prêchant le Royaume de Dieu, nous parle des choses les plus simples : un peu de levure, quelques graines qui tombent par hasard sur une bonne terre, etc. Mais la chose précieuse, c’est que ce Royaume est déjà présent au milieu de nous, dans le quotidien, dans ce qui apparemment ne compte pas aux yeux du monde.

Pendant que les rois du monde règnent, Jésus offre la liberté, la vie et la sanctification. Jésus mentionne que si son royaume était de ce monde, ses sujets se battraient à mort pour lui, afin qu’il ne tombe pas entre les mains des Juifs. Ce n’est pas une déclaration d’impuissance, mais plutôt une option pour les valeurs du Royaume de Dieu qu’il propose à tous ceux qui veulent le suivre. La conviction sous-jacente est claire : seul l’amour de Dieu peut transformer le monde à partir du cœur humain. Aussi, ce qui est en jeu, c’est ce qui est recherché : être servi ou servir.

Le « trône » de Jésus c’est la croix. Et son « bâton de commandement » est une serviette autour des hanches et un bassin rempli d’eau. Une vie qu’il a vécue dans une profonde attitude de service. Si nous voulons le suivre, nous devons nous mettre au service de nos frères et sœurs, même si cela nous coûte souvent des efforts, des souffrances, des croix, des engagements, des abandons, etc. Notre monde a besoin de « serviteurs ». Nous en avons besoin dans tous les domaines de notre vie : dans notre travail, dans nos associations, dans notre famille, etc. Que notre service devienne une lumière, une « présence significative dans la rue », dans la politique, pour le bien de tous, en particulier des plus pauvres.

Père Michaël TSONGO
Assomptionniste

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